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Appel à communication

"Fins de séries"

Journée d’études | 2 décembre 2016 - 9.30 - 17.30

Alors qu’au cinéma, les fins de films donnent souvent à voir les personnages tournant le dos au spectateur et s’éloignant, seuls ou à deux, notamment dans le cinéma classique hollywoodien (Les Temps modernes, Charlie Chaplin, 1936 ; Le roman de Mildred Pierce, Michael Curtiz, 1945 ; La prisonnière du désert, John Ford, 1946), mais pas exclusivement (L’Esquive, Abdellatif Kechiche, 2004 ; The Dark Knight, Christopher Nolan, 2008 ; Elle, Paul Verhoeven, 2016), les séries télévisées, elles, se terminent souvent par un gros plan sur un ou deux personnages (Buffy contre les vampires, Joss Whedon, 1997-2003 ; 24h Chrono, Joel Surnow, Robert Cochran, 2001-2010 ; Lost, J.J. Abrams, 2004-2010 ; Mildred Pierce, Todd Haynes, 27 mars-10 avril 2011).

Nous voudrions nous interroger sur ce principe (et bien sûr ses exceptions) qui semble être une assimilation, par la fiction elle-même, de son dispositif de diffusion : au cinéma, le personnage s’éloigne comme le spectateur va lui-même, quelques instants plus tard, quitter la salle ; à la télévision, le personnage reste, au contraire, « enfermé » dans le cadre de sa fiction de même que le téléspectateur ne quitte pas le lieu où il l’a vue.

Les notions d’identification, d’intimité et d’universalité pourront ainsi être convoquées et interrogées. Les propositions pourront s’intéresser uniquement aux séries télévisées ou bien s’inscrire dans une approche comparative (les fins de films et séries d’un même réalisateur/ showrunner comme Joss Whedon). Pourront également être proposées à l’analyse des fins de films ou de séries nuançant le postulat de base (le gros plan final d’Eyes Wide Shut, Stanley Kubrick, 1999 ; ou le plan d’ensemble final de la série Breaking Bad, Vince Gilligan, 2008-2013). Elles pourront également s’intéresser à la manière dont les séries télévisées jouent avec les attentes du spectateur et la manière dont ce dernier suppute, fantasme sur la manière dont le récit va se clore. Enfin, on pourra se pencher sur la manière dont les différentes fins –d’épisodes, de saisons – structurent le récit, voire se demander justement si une série peut véritablement prendre fin.

Les propositions de 500 mots maximum (pour des communications de 30 minutes) sont à envoyer avant le 15 août à helene.valmary@unicaen.fr. Elles seront évaluées par un comité scientifique constitué de : Sylvaine Bataille (MCF, Université de Rouen), Sarah Hatchuel (PR, Université du Havre), Philippe Ortoli (PR, Université de Caen Normandie), David Roche (PR, Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès), Pierre-Olivier Toulza (MCF, Université Paris Diderot- Paris 7), Christian Viviani (PR, Université de Caen Normandie, Positif).